République centrafricaine : Un rapport de l'ONU appelle à la responsabilité des groupes armés actifs dans la région du Haut-Oubangui pour les attaques qu'ils ont menées
07.08.2025 - 17:59:10GENĂVE, 05 March 2025 / PRN Africa / -- Des groupes armĂ©s, dont un affiliĂ© aux forces armĂ©es de la RĂ©publique centrafricaine, ont commis de graves violations des droits humains dans la rĂ©gion du Haut-Oubangui, dans le sud-est du pays, principalement Ă lâencontre des communautĂ©s musulmanes et des rĂ©fugiĂ©s et demandeurs d'asile soudanais, selon un rapport de l'ONU.
Lors de deux vagues d'attaques dans les préfectures du Mbomou et du Haut-Mbomou, en octobre 2024 et en janvier 2025, au moins 24 personnes ont été tuées, certaines ayant été victimes d'exécutions sommaires, selon le rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).
Les attaques ont été dirigées et coordonnées par des éléments des Wagner Ti Azandé (WTA), un groupe armé ayant des liens avec l'armée nationale. Les WTA appartenaient à l'origine à un groupe armé appelé Azandé Ani Kpi Gbé (Azanikpigbe), dont les membres ont également été impliqués dans ces attaques.
Parmi les autres violations et atteintes documentées figurent des cas de violences sexuelles liées au conflit à l'encontre de femmes et de filles, y compris des viols collectifs, de travail forcé, de torture et autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que des pillages de maisons et de magasins.
« Ces crimes horribles ne doivent pas rester impunis. L'obligation de rendre des comptes est fondamentale pour garantir que de telles violations ne se reproduisent plus jamais », a dĂ©clarĂ© Volker TĂŒrk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.
Il a demandĂ© que les liens entre le groupe WTA et l'armĂ©e nationale soient clarifiĂ©s et qu'il y ait une transparence totale sur les actions du groupe et leur lĂ©galitĂ©. « Si cela n'est pas possible, le groupe doit ĂȘtre dĂ©sarmĂ©. »
Valentine Rugwabiza, ReprĂ©sentante spĂ©ciale du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral (RSSG) pour la RĂ©publique centrafricaine et Cheffe de la MINUSCA, a ajoutĂ© que malgrĂ© les efforts continus du Gouvernement, avec lâappui de la MINUSCA, la situation dans le Mbomou et le Haut-Mbomou reste particuliĂšrement prĂ©occupante.
« L'absence de rĂ©ponse adĂ©quate Ă ces crimes pourrait compromettre les acquis importants en matiĂšre de sĂ©curitĂ© et Ă©roder davantage la cohĂ©sion sociale dans les zones oĂč des efforts ont Ă©tĂ© menĂ©s avec les communautĂ©s pour apaiser les tensions et promouvoir une coexistence pacifique », a-t-elle dĂ©clarĂ©.
Début octobre 2024, des membres armés des WTA et des Azanikpigbe ont attaqué les villes de Dembia et Rafaï, dans la préfecture du Mbomou, ciblant principalement la communauté peule et d'autres musulmans, ainsi qu'un camp de réfugiés et de demandeurs d'asile soudanais, selon le rapport.
« DÚs leur arrivée à Dembia, les WTA et les Azanikpigbe ont publiquement égorgé un Peul de 36 ans, créant un climat de terreur au sein de la population », indique le rapport. Sept autres hommes peuls ont été ligotés et jetés vivants dans la riviÚre Ouara.
Les assaillants ont Ă©galement commis des actes de violences sexuelles Ă lâencontre de 24 victimes, dont 14 femmes et sept filles qui ont Ă©tĂ© violĂ©es, principalement de maniĂšre collective, prĂ©cise le rapport. Deux filles et une femme ont Ă©tĂ© victimes de travail forcĂ©, tandis qu'une autre femme a Ă©tĂ© mariĂ©e de force Ă un assaillant. Le 21 janvier, une douzaine de membres armĂ©s des WTA ont attaquĂ© un campement peul prĂšs de Mboki, dans la prĂ©fecture du Haut-Mbomou, tuant au moins 12 personnes. A la suite de cette attaque, au moins 14 membres des WTA ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s Ă Mboki et Ă Bangui.
Le rapport souligne que la prĂ©sence limitĂ©e des forces de sĂ©curitĂ© de lâEtat dans certaines parties des prĂ©fectures du Mbomou et du Haut-Mbomou a créé des vides sĂ©curitaires permettant Ă des groupes tels que les WTA et les Azanikpigbe d'ĂȘtre plus actifs en toute impunitĂ©.
Mme. Rugwabiza et M. TĂŒrk ont tous deux exhortĂ© les autoritĂ©s centrafricaines Ă poursuivre leurs efforts pour enquĂȘter sur les incidents et poursuivre les auteurs, conformĂ©ment aux normes internationales. Ils ont rĂ©itĂ©rĂ© leur volontĂ© de travailler avec les autoritĂ©s pour promouvoir et protĂ©ger les droits humains et lutter contre l'impunitĂ© en RĂ©publique centrafricaine.
Pour lire le rapport complet veuillez visiter le lien : https://www.ohchr.org/sites/default/files/documents/countries/central-african-republic/20250304-minusca-ohchr-dembia-report.pdf
SOURCE Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme
@ prnewswire.co.uk
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