Les pĂȘcheurs de Madagascar s'adaptent aux mers meurtriĂšres Ă cause du changement climatique
07.08.2025 - 17:58:26NEW YORK, 26 May 2024 / PRN Africa / -- Cette grande Ăźle de lâocĂ©an Indien est lâune des plus pauvres dâAfrique, oĂč la majoritĂ© de sa population vit de la terre ou de la mer.
Comme beaucoup dâautres pays de la rĂ©gion, Madagascar subit les effets du changement climatique.
Daniel Dickinson d'ONU Info s'est rendu dans le village de Mokala, dans la rĂ©gion d'Anosy, oĂč il s'est entretenu avec le PrĂ©sident de l'association locale des pĂȘcheurs, Gaston Imbola, et Valencia Assanaly, Coordonnatrice nationale du projet Eco-Langouste Sud de l'OIT.
Gaston Imbola : Il devient de plus en plus dangereux de pĂȘcher dans ces eaux car les vents deviennent plus forts et la mĂ©tĂ©o est moins prĂ©visible. Des personnes sont mortes parce que leurs pirogues traditionnelles en bois ont chavirĂ© dans l'ocĂ©an. Il y a Ă peine une semaine, trois pĂȘcheurs d'un autre village ont Ă©tĂ© secourus au large de nos cĂŽtes aprĂšs avoir Ă©tĂ© en difficultĂ©. Deux Ă©taient extrĂȘmement faibles.
Valencia Assanaly : Le changement climatique a un impact considĂ©rable sur la pĂȘche dans cette rĂ©gion. Une augmentation de la tempĂ©rature de la mer et une diminution des prĂ©cipitations provoquent des vents plus forts, ce qui se traduit par de grosses vagues et des conditions de mer plus dangereuses pour les pĂȘcheurs.
Gaston Imbola : Avant, on pouvait pĂȘcher environ 20 jours par mois, mais avec des vents plus forts et plus difficiles, c'est maintenant entre 11 et 15. Je ne suis pas trĂšs attachĂ© aux conditions mais parfois je prends des risques car j'ai besoin de nourrir ma famille.
Valencia Assanaly : Ă l'OIT, nous reconnaissons que les pĂȘcheurs comme Gaston ont besoin de soutien. Nous les aidons donc Ă la fois Ă diversifier leurs sources de revenus, mais aussi Ă pĂȘcher de maniĂšre plus sĂ»re, ce qui implique une collaboration sur des systĂšmes numĂ©riques d'alerte prĂ©coce qui mettent en Ă©vidence les conditions de mer dangereuses.
Gaston Imbola : Autrefois, notre tradition Ă©tait d'Ă©couter le vent et d'observer la mer la veille du dĂ©part pour une partie de pĂȘche. Mais dĂ©sormais, on peut obtenir des informations dĂ©taillĂ©es sur la direction du vent et la taille des vagues en appelant un service d'information dĂ©diĂ© aux pĂȘcheurs. Cela nous aide Ă dĂ©cider sâil est sĂ»r ou non de pĂȘcher. Donc ce matin, nous allons pĂȘcher car il y a une alerte orange qui incite Ă la prudence, mais cet aprĂšs-midi les conditions vont se dĂ©grader et il y a une alerte rouge qui signifie qu'il est trop dangereux de sortir.
Valencia Assanaly : L'OIT a soutenu la numĂ©risation du systĂšme d'alerte prĂ©coce afin que les pĂȘcheurs puissent recevoir des informations par SMS. Nous apportons Ă©galement une expertise sur la diversification des sources de revenus, notamment le renforcement des pratiques des secteurs de la pĂȘche, autres que le homard, qui constitue actuellement la principale source de revenus de la communautĂ©. MĂȘme si lâun de nos principaux objectifs est de renforcer la capacitĂ©, la rentabilitĂ© et la durabilitĂ© de la pĂȘche au homard, nous reconnaissons que la diversification est importante car elle permet aux pĂȘcheurs dâĂȘtre plus rĂ©silients aux types de changements climatiques nĂ©gatifs que nous observons.
Gaston Imbola : La saison du homard s'Ă©tend d'avril Ă dĂ©cembre, ce qui coĂŻncide avec des conditions mĂ©tĂ©orologiques parmi les plus mauvaises en mer. Il y a 98 familles de pĂȘcheurs dans ce village qui compte environ 800 habitants et ensemble, au cours de la derniĂšre saison, nous avons pĂȘchĂ© 10 tonnes en neuf mois. Le homard se vend Ă un bon prix, ce qui reprĂ©sente un gros avantage pour le village.
Valencia Assanaly : L'OIT aide Ă©galement les pĂȘcheurs Ă s'organiser pour qu'ils bĂ©nĂ©ficient d'un environnement de travail dĂ©cent, qu'ils connaissent leurs droits et qu'ils garantissent, en tant que parties prenantes, qu'ils font partie de la chaĂźne de valeur du homard.
Gaston Imbola : Le plus gros marchĂ© pour notre homard est le Japon, oĂč nous expĂ©dions des homards encore vivants. Les clients europĂ©ens prennent la viande prĂ©parĂ©e. Je ne connais pas grand-chose au Japon, mais je suis fier que les Japonais achĂštent et apprĂ©cient notre produit et que mon petit village et mon pays soient reconnus Ă lâautre bout du monde comme producteur dâexcellent homard.
SOURCE Centre d'actualités de l'ONU
@ prnewswire.co.uk
Hol dir den Wissensvorsprung der Profis. Seit 2005 liefert der Börsenbrief trading-notes verlĂ€ssliche Trading-Empfehlungen â dreimal die Woche, direkt in dein Postfach. 100% kostenlos. 100% Expertenwissen. Trage einfach deine E-Mail Adresse ein und verpasse ab heute keine Top-Chance mehr.
Jetzt anmelden.

